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Blogueur en colère

Il s’agit peut-être en partie du changement des saisons, ou encore du “mystère de québec” qui me prédispose ainsi, mais j’ai l’impression que les politiciens québécois imposent le cynisme par les temps qui courent.  

En me levant, hier matin, je lisais que  Charest allait “peut-être” rendre publics les états financiers vérifiés. En revenant du travail, j’entendais à la radio que le maire Labeaume avait injurié un policier (ndb: les policiers de Québec sont en négociation avec la municipalité). Entre les deux, il y a eu toutes sortes d’annonces farfelues et encore cette justification indécente pour la tenue d’élections qui est revenue. 

Puisque je suis de tendance pragmatique, et que je suis persuadé qu’il existe du bien dans le plan des trois chefs malgré l’odeur d’opportunisme qui peut en émaner, je tenterai de publier au cours de la fin de semaine un billet d’appui à une proposition de chacun des partis.

Finalement, on est pas si pire, les gens de la ville de Québec!

 

Mise à jour: Charest rend publics les états vérifiés.

Stéphane Dion n’a pas eu assez d’une raclée à l’automne

Du moins, c’est le message envoyé aux canadiens. Son caucus va perdre patience. 

Le parti libéral doit altérer la dynamique parlementaire qui a précédé les dernières élections, qui faisait en sorte que l’opposition officielle ne pouvais jamais voter contre une motion du gouvernement, mais il y a certainement des méthodes plus habiles de le faire. Qu’ils prennent l’initiative plus souvent et qu’ils présentent une ligne de conduite cohérente qui forcera la main des autres partis d’opposition sans mentionner la possibilité d’élections.

War is Hell

Paul Wells nous pointe vers une excellente production de PBS à propos de la guerre en Afghanistan (du point de vue américain). Ne comptez pas là-dessus pour vous remonter le moral.

 

 

 

 

 

 

 

Frontlines:The War Briefing

p.s. Bienvenue, monsieur le Président désigné.

Avant d’évacuer complètement le sujet

À peu près tout le monde, dont moi, a eu l’occasion d’exprimer pourquoi ces élections n’auraient jamais du être déclenchées, mais si vous cherchez quelque chose à ronger, j’ai rassemblé quelques réactions pour vous.

Marissal:

Si les contradictions avaient une quelconque valeur nutritive, Jean Charest aurait effectivement pris quelques kilos hier matin.

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Dumont sauve la face

Québec Solidaire annonce un plan économique de 1.7 milliard de dollars par année. On ne pourra pas dire que l’ADQ veut dépenser plus que la gauche, mais on est passé bien proche. La différence, c’est que les mesures proposées par Mario “Obama” Dumont visent la mauvaise clientèle et subventionnent l’endettement.

Réactions à l’élection de Barack Obama

Renart L’éveillé:

Je ne lancerai pas des roses. Ni des fèces d’ailleurs. La fête se déroulera sur le long terme, s’il y a à fêter effectivement. Nous pouvons croire qu’il y a un peu de nous là-dedans. Nous ne pouvions pas être déçus une deuxième fois.

Allez Ô! ton cheval fou de feu t’attend!

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L’Espoir

J’étais à l’école quand je l’ai appris; je sortais d’un cours. Des hommes poussaient frénétiquement des téléviseurs montés sur des chariots. Les masses étaient attroupées autour des écrans déjà branchés. Un avion avait terrassé une tour du World Trade Center, en ce paisible matin de septembre. 

Deux avions.

Stupéfaction. Peur.  

Mon père m’avait appelé pour me dire que le monde avait changé à jamais, cette journée là. J’avais la certitude d’avoir vu l’évènement le plus important de mon existence.

Les sept années qui suivirent furent celles de l’horreur, la profanation et la misère. La république de Thomas Jefferson espionne ses citoyens et détient des innocents à travers le monde.  Elle croule sous le poids des excès de peu et de la pauvreté de trop.

Hier, j’ai de nouveau eu la conviction d’avoir vu l’évènement le plus important de mon existence. 

Barack Obama ne fera pas la paix dans le monde. Il ne pourra pas garantir l’accès à des soins de santé pour tous les américains, ni leur redonner leur maison ou leur pension. Il y aura toujours de la haine dans ce pays comme il y en a ailleurs. J’appellerai tout de même mon père pour lui dire que le monde a changé à jamais, cette journée là.

Mise à jour économique

Soyez rassurés, je ne ferai pas de jeux de mots facile avec la sacoche de Monique Jérôme-Forget (note du blogueur: quelqu’un devrait vraiment faire un montage des innombrables références à son fameux sac à main ces derniers jours). 

Il semblerait que le gouvernement du Québec ait un surplus de 484M$ en poche pour l’année financière en cours. Je voudrais bien le croire, mais l’expérience me dicte d’en douter. Est-ce que cela comprend les 400M$ qu’il en coûtera aux contribuables pour éponger les aventures de l’UQAM? En tout cas, il est certain que cela ne tient pas compte de certaines méthodes comptables créatives du gouvernement du Québec dénoncées par le vérificateur-général

Quoi qu’il en soit, passons aux mesures annoncées par Mme. Jérôme-Forget.  Pour les particuliers et les familles, celles-ci totalisent 84M$ cette année et 331M$ l’an prochain. Rien d’exorbitant, surtout si on les compare au milliard que Dumont veut dépenser dont certains éléments me bafouent (mais où est donc passé la droite?).  La modestie de la proposition libérale est sage puisque l’influence du gouvernement québécois face à cette crise est limitée, mais je maintiens toujours qu’un investissement en éducation serait rentable pour le Québec en vue de cette période anticipée de ralentissement économique. 

Investissement Québec avancera aussi un milliard de plus aux entreprises. Je ne suis pas convaincu qu’il y aura un problème d’accès au crédit au Québec, mais de toute façon cette proposition ne risque pas de coûter très cher aux contribuables (IQ a dégagé un bénéfice net de 54M$ en 2006-2007). Cela ressemble plutôt à une mesure populiste que les libéraux vont pouvoir brandir en réponse aux accusations d’inaction qui viendront des partis d’opposition, à moins que les craintes de certains économistes se concrétisent.

Le PQ n’a toujours pas présenté son plan économique. Hier encore, le message envoyé était flou.  J’ai toutefois toujours aussi hâte de voir ce que le parti de Pauline Marois proposera.  La véritable contre-proposition à ce que Monique Jérôme-Forget a présenté aujourd’hui viendra du PQ, et non pas de l’opposition officielle.

Obama remportera la présidentielle

Les Redskins ont perdu hier. Depuis qu’ils ont élu domicile à Washington, 16 fois sur 17 le résultat de leur dernier match a correctement prédit le vainqueur de l’élection présidentielle. Si les Redskins l’emportent, le parti au pouvoir le demeure. Voilà, c’est aussi simple que cela!

Un peu plus sérieusement, Pollster a publié ce matin ce graphe du différentiel entre les appuis aux deux candidats pour les élections de 2004 et 2008. La tendance est calculée périodiquement en utilisant une moyenne mobile (c’est-à-dire en tenant compte non seulement des sondages du jour mais aussi des précédents).  

On pourrait supposer que la fluctuation du vote en fin de campagne sera plus importante que ce qui est anticipé par les concepteurs, puisque les résultats de 2004 et 2008 semblent être le prolongement du tout dernier changement de la tendance. Les sondages des jours précédents atténuent trop la courbe pour tenir compte du mouvement des indécis (qui sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à se décider de plus en plus tard dans la campagne) à la veille du vote. Il s’agit là d’un avantage pour McCain, qui a repris du terrain ces derniers jours. 

Tout ça, c’est sans considérer le taux de participation. Les démocrates attirent un électorat qui vote traditionnellement moins.  Or, inutile de vous le dire, la candidature d’un africain-américain relativement jeune qui porte un message d’espoir change la donne pour les jeunes et les minorités. Obama bénéficie par ailleurs d’une légion de volontaires et d’une organisation bien rodée par la longue campagne pour la nomination démocrate.

Les sondages auprès de ceux qui ont voté par anticipation révèlent peut-être l’ampleur du phénomène. Dans les états clés, Obama détient un avantage époustouflant de 20 points de pourcentage. Malgré les efforts et la fin de campagne plus noble de McCain, je prévois donc que Barack Obama sera facilement déclaré président des Étas-Unis assez tôt ce soir. 

Le taux de participation record remonte à 1960, année où un certain JFK avait vaincu Richard Nixon.

Le combat Ignatieff-Rae sera différent du premier

La course se déroulera sur fond de détresse économique et les deux candidats sont maintenant mieux connus à l’échelle nationale. Pour l’ancien premier ministre de l’Ontario, il s’agit d’une bien mauvaise nouvelle dans les deux cas.

Bob Rae est fort intelligent. Il est un habile politicien. Il a la prestance d’un premier ministre. Son bilan économique en Ontario est cataclysmique. Fin.  

Comme le mentionne Hébert, Ignatieff traine toujours sa prise de position en faveur de l’intervention militaire en Irak en 2003 (qu’il a depuis reconnu comme étant une erreur) mais d’autres de ses positions que l’on aurait pu qualifier de douteuses il y a deux ans, comme la reconnaissance de la nation québécoise et le prolongement de la mission en Afghanistan jusqu’en 2011, sont maintent acceptées par la majorité des canadiens.  Sa philosophie économique de centre-droit pourrait en effrayer certains, mais le parti devra se réaligner suite à l’échec des dernières élections que l’on peut attribuer en partie à la disparition du centre.

Dewey defeats Truman!

Les manchettes de ce matin dans les médias sont sans équivoque. Le dernier coup de sonde de Gallup donne un avantage de 11 points à Obama et les sondages régionaux indiquent que le destin de McCain semble scellé dans la majorité des états clés qu’il aurait espéré remporter.

En 1948, le candidat républicain à la présidence Thomas Dewey bénéficiait d’une longueur d’avance sur son adversaire, Harry Truman. En septembre, les sondeurs donnaient un avantage de 10 points au républicain, et on disait déjà qu’aucune campagne électorale, aussi bonne qu’elle puisse l’être, ne pourrait sauver Truman. Tout juste avant l’élection, Gallup donnait encore 5 points d’avance à Dewey, et Roper 15 points! Le Chicago Tribune décida alors de publier  sa manchette, désormais célèbre, avant même que les urnes soient dépouillées. Vous connaissez la suite. 

http://math.uprm.edu/~wrolke/esma3101/truman.htm

La part des choses

Même au Québec, la droite et la gauche se lancent la balle dans l’analyse des causes de la crise financière aux Étas-Unis.

Geloso:

(…) La crise des supbrimes (ou credit crunch) aux États-Unis est dûe particuliérement au gouvernement qui a trouvé, sous l’administration Clinton, milles et unes réglementations (qui entraînent des distorsions économiques au niveau de la valeur et des prix) pour stimuler le taux d’individus possédant des maisons.

Antipollution:

(…) L’actuelle crise économique a été causée par l’idéologie du laissé-faire des marchés capable de s’autoréguler seuls, cette théorie si chère aux libertariens.

La vérité se trouve rarement dans les extrêmes. J’avancerai donc en toute modestie un analyse plus centré, en tentant tout de même d’être bien clair et d’éviter la facilité du relativisme. 

La droite a le mérite de contredire le consensus qui semble émerger des médias voulant que la crise soit le fruit d’une déréglementation à tout azimut. La réalité est autre, car les actions posées par le gouvernement américain étaient ciblées. L’administration Clinton cherchait effectivement à augmenter le nombre de propriétaires, surtout chez les minorités, notamment par le renforcement du Community Reinvestment Act  qui exige que les banques donnent des prêts partout où ils recoivent des dépôts, et la mise en place d’objectifs pour Fannie Mae et Freddie Mac dans les milieux à faible revenu.

Les intentions à l’origine de ces mesures sont louables (ou électoralistes, dépendamment de votre niveau de cynisme), mais il n’en demeure pas moins qu’ils furent le coup d’envoi de la spirale inflationiste dans l’immobilier dont nous avons été témoins.

La perte de contrôle de la situation et l’éclatement subséquent n’auraient pas été possibles sans le Gramm-Leach-Bliley Act.  Voilà la déréglementation qui entre en jeu.

GLB est souvent cité pour toutes sortes de raisons (souvent à tort) comme étant la cause de la crise. Il n’y a cependant qu’un seul argument à cet égard qui m’apparait impossible à défaire. Les provisions de la loi ont permis la consolidation du secteur financié américain, créant des banques tellement grosses qu’elles étaient invincibles (“too big to fail“) et ainsi aveugles face au risque. Le gouvernement n’aurait pas le choix de les sauver si elles sombraient. 

Tout le monde, avec ou sans emploi, qu’il soit endetté jusqu’au cou ou non, a ainsi eu le droit à son prêt hypothécaire, même les immigrants illégaux. Était-ce l’intention du gouvernement? Certainement pas, mais l’impulsion fut donnée par l’État et l’amplitude de la crise rendue possible par son désengagement.

Morceau du dimanche

Qui de mieux que Wagner pour accompagner les derniers moments d’une longue course à la présidence aux Étas-Unis et le drame de la crise économique?

Un beau moment

Lors d’un discours aujourd’hui, Obama a félicité John McCain, qui a raflé l’appui très courru de Dick Cheney.

 

Le candidat démocrate s’est hier contenté d’avoir reçu le soutient de l’ancien chef de cabinet de Ronald Reagan, ainsi que du fils de l’icône républicaine.

La tentation

Dubuc incite les partis politiques à modérer leurs propositions économiques, plutôt que de succomber au populisme et  exploiter les craintes des électeurs. Le contraire pourrait mener les partis vers une espèce de surenchère de mesures interventionnistes que l’on qualifieraient ensuite de “plan” visant à combattre une crise dont les effets au Québec sont loin d’être évidents.

L’action principale du gouvernement provincial devrait être un investissement considérable en éducation. Le Québec doit devenir une société d’innovation, dont la main d’oeuvre est hautement qualifiée, pour prospérer dans un contexte où les pressions de la mondialisation ne se font plus sentir qu’uniquement dans le secteur manufacturier. La Chine et l’Inde forment des centaines de milliers d’ingénieurs par année, alors que la fréquentation universitaire au Québec diminue. Le ralentissement économique et la diminution subséquente de la création d’emplois pourraient servir d’occasion parfaite pour encourager les jeunes à compléter leurs études et aux plus vieux de se renouveler.

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