La tentation

Dubuc incite les partis politiques à modérer leurs propositions économiques, plutôt que de succomber au populisme et  exploiter les craintes des électeurs. Le contraire pourrait mener les partis vers une espèce de surenchère de mesures interventionnistes que l’on qualifieraient ensuite de “plan” visant à combattre une crise dont les effets au Québec sont loin d’être évidents.

L’action principale du gouvernement provincial devrait être un investissement considérable en éducation. Le Québec doit devenir une société d’innovation, dont la main d’oeuvre est hautement qualifiée, pour prospérer dans un contexte où les pressions de la mondialisation ne se font plus sentir qu’uniquement dans le secteur manufacturier. La Chine et l’Inde forment des centaines de milliers d’ingénieurs par année, alors que la fréquentation universitaire au Québec diminue. Le ralentissement économique et la diminution subséquente de la création d’emplois pourraient servir d’occasion parfaite pour encourager les jeunes à compléter leurs études et aux plus vieux de se renouveler.

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