Un trio de poids lourds de l’establishment Libéral s’est rangé derrière Michael Ignatieff, qui n’a toujours pas annoncé sa candidature officielle à la course à la succession du PLC. Les rumeurs venant de sources anonymes dans des articles du genre sont toujours douteuses, mais le retrait de Rae est plus plausible qu’on pourrait le croire.
S’il est vrai que l’ancien premier ministre de l’Ontario ait depuis longtemps l’ultime ambition, les différends entre lui et Ignatieff, colocataires à l’université, ont souvent été exagérés. On raconte même que Rae avait l’intention d’appuyer Ignatieff à la dernière ronde de la course à la chefferie de 2006, mais que ses principaux contributeurs l’auraient incité à faire autrement, sous pression de Jean Chrétien.
Chose certaine, le parti libéral aurait tout a gagner d’une course décidée derrière les rideaux en faveur d’un des deux titans. Les tierces candidatures ne sont plausibles que dans une dynamique Ignatieff-Rae où un troisième candidat peut émerger comme le choix du compromis entre les deux clans. Malgré l’abondance de candidatures intéressantes, dont celle de Dominic LeBlanc, le parti n’a ni le temps, ni les moyens de se payer une course qui durerait jusqu’en mai.
0 Réponses vers “Les coulisses du pouvoir”