Lavoie écrit qu’un apaisement à l’Assemblée Nationale n’est possible que si Dumont ou Marois s’engagent à maintenir le gouvernement Charest en vie:
Malgré sa valse-hésitation d’hier, la machine électorale de Jean Charest est lancée. Vous l’imaginez, la semaine prochaine, annoncer qu’après mûre réflexion, il a décidé d’attendre à plus tard? Ça ferait une belle jambe à la délégation de cinq provinces qu’il devait diriger en Chine et qu’il aurait laissé tomber à la dernière minute sans raison valable… À bien y penser, seule une promesse formelle de Pauline Marois ou de Mario Dumont d’appuyer le gouvernement pendant un an pourrait justifier un virage.
Dans un premier temps, serait-ce possible qu’un des deux chefs d’opposition avance une telle proposition?
J’estime que les troupes de Pauline Marois voudraient bien d’une élection qui pourrait tasser l’ADQ du paysage politique, même s’ils sont incertains de pouvoir la gagner. C’est possiblement une autre histoire pour Pauline Marois, qui pourrait craindre de se faire pousser vers la sortie précipitament en cas de défaite. Il serait toutefois peu problable qu’on agisse de la sorte dans le scénario actuel, où le PQ fait des gains considérables aux dépends de l’ADQ. Le PQ devrait donc continuer au courant des prochains jours à prétendre qu’il ne veut pas d’élections, comme ce matin, sans toutefois donner de véritable porte de sortie au gouvernement.
Pour Mario Dumont, c’est plus difficile. Le chef de l’ADQ a rebondit tellement souvent que je pourrais fort bien regretter ce qui suit, mais c’est certain qu’un retour aux années d’une très maigre députation de l’ADQ pourrait signifier la fin pour son règne et peut-être même de son parti. Vivre une année de plus à titre d’opposition officielle, même sous une humiliation dionesque (combien de fois se sont-ils abstenus, déjà?), c’est mieux qu’une fin dans la solitude et le froid d’un hiver québécois.
Si Dumont lui offre son appui, Charest devra l’accepter, humblement.
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