Quand j’ai choisi le nom de mon blogue ce matin, je ne m’attendais pas à ce qu’il soit si facile d’en faire un titre pour un billet! Selon Radio-Canada, des élections seront déclenchées la semaine prochaine. Ce sera la quatrième fois en deux ans que les québecois sont appelés aux urnes au palier fédéral ou provincial.
Au cours des prochaines semaines, Jean Charest pourrait donc être confronté à des électeurs en colère, tentés de le tenir responsable d’une crise financière planétaire. Pour l’instant, il semble détenir l’avantage stratégique, ayant une équipe assez crédible au plan économique (je parle ici principalement de Raymond Bachand), bénéficiant de l’effondrement de l’ADQ et d’une avance dans l’opinion publique selon ses sondeurs.
Le PQ devra jongler avec le thème principal de la campagne, l’économie (ça, vous le saviez), et la souveraineté, pour plaire à sa base. Il devra mettre de l’avant les Legault, Facal (!) et Landry (!!), qui sont très solides sur ce plan. Avec des noms comme ceux-là qui y contribuent, la plateforme pourrait en surprendre plusieurs, à commencer par les libéraux, qui semblent jouer la carte de la stabilité pour le moment.
Pour l’ADQ, le contexte pourrait difficilement être pire. Être à court d’idées sérieuses, alors qu’ils ont toujours représenté le changement (à défaut d’être un choix établi), c’est catastrophique. Qui plus est, avec leurs récentes envolées sur la constitution et l’intervention gouvernementale en grande pompe pour contrer la crise financière, ils ne peuvent même plus prétendre être un parti de centre-droit, pragmatique sur la question nationale.
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